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Par Kirby

A CDG rencontre de Kiko, une chinoise paumée dans l’aéroport, on l’aide à s’y retrouver et à passer ses bagages aux rayons X. on se rend compte que dans l’avion elle est juste devant moi.

Dans l’avion Amélie et moi ne sommes pas côte à côte. Je suis à côté d’une française et d’une chinoise (Junjie). On fait connaissance assez vite, partage des musiques, discute de pourquoi on vient et ce qu’on va faire. L’ambiance est très sympa.
Amélie est à côté d’un couple. Ils étaient sympas, mais restaient beaucoup entre eux.

Le vol est long (9h), très long ! Mais au final tout s’est bien passé et je n’ai pas trop eu le temps de m’ennuyer.
Dans l’avion, on nous diffusait des films… en cantonnais sous-titré mandarin… nous avons juste pu tenter de suivre un film avec Jacky Chan qui sauvait un bébé, les cascades étaient belles… c’est, je pense, tout ce qu’on retiendra du film.
Les repas distribués étaient sympas et bienvenus ! Je ne pense pas que j’aurais tenu tout le vol sans manger un peu !

Une fois arrivées nous sortons de l’avion prendre une première bouffée d’air chinois, verdict : il fait très chaud et moite, presque irrespirable par rapport à la France.

Dans le bus nous menant à l’aéroport, nous retrouvons Kiko qui nous sourit (elle parle peu français). Elle nous a très gentiment aide à trouver un chariot puis à récupérer nos bagages. Merci Kiko !
Une fois nos bagages retrouvés (ce fut rude, en plus j’ai failli piquer la valise de quelqu’un d’autre… la même valise rouge que moi) Kiko nous demande si on arrivera à se débrouiller après, pour ne pas la déranger, et aussi pour tenter l’aventure, nous la remercions, elle part rejoindre sa famille qui l’attendait.
Nous partons, Amélie et moi, poussant fièrement nos chariots bien remplis, en quête de la sortie (mine de rien on a bien cherché avant de trouver !). Une fois dehors, deuxième choc, il fait toujours très chaud dehors ! Bon ok on le savait déjà, mais on avait fini par s’habituer à la chaleur de l’aéroport et dehors c’était pire !
Bref, nous partons chercher un taxi, on se met dans une file et là, je réalise… mince on n’a pas changé d’argent ! Demi-tour dans la file qui n’est pas prévue pour ce genre de manœuvres (heureusement qu’il n’y avait pas grand monde derrière nous)
Retour dans l’aéroport, en quête du guichet de change. Après un peu de balade et avoir enfin trouvé un plan, on trouve le fameux guichet… longue attente en perspective, on prend notre mal en patience. Un groupe de gars derrière nous nous colle tellement qu’on a l’impression de les connaître et de ne faire qu’un seul grand groupe, passons. Je tends un billet au guichetier espérant qu’il comprenne ma demande (d’un autre coté en entrant au guichet de change j’avais toutes mes chances !). Ça marche, il me fait comprendre qu’il y aura des frais vu que je fais changer moins de 500 $, ok. Je signe 2 papiers et il me tend l’argent, Amélie fait pareil.
Nous repartons donc vers la sortie, on s’inquiète un peu de la chaleur du dehors, tant pis on l’affronte.
Depuis qu’on l’a quittée la file d’attente des taxis a doublé en longueur. On fait comme tout le monde, on attend. Au final on a du attendre 10 à 15 minutes, le ballet des taxis était incessant, plusieurs jeunes hommes tentaient de réguler la circulation.
On nous indique un taxi pour nous, ok on y va, on manque de mourir écrasée par d’autres taxis, et nous y voila.
Le chauffeur sort en nous voyant arriver pour nous aider à charger nos valises et c’est là qu’il réalise… son coffre est trop petit, ça va pas rentrer, il tente de protester auprès d’un des régulateurs de circulation qui du coup nous demande où l’on souhaite aller, je tend un papier avec l’adresse de la fac dessus, visiblement le régulateur connaît l’endroit, pas notre chauffeur qui décide de tenter le coup et de ne pas nous emmener, le régulateur lui fait comprendre qu’il n’a pas le choix. On commence donc à charger nos bagages, toutes les configurations sont testées, Amélie finira avec un bagage à côté d’elle, faute de place.
Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on a enfin compris ce à quoi ressemblait la circulation chinoise… un vaste chaos. 80% de taxis, 15% de bus, 5% de voitures de particuliers. Les taxis roulent tous plus ou moins pareil : comme des malades. On ne compte pas le nombre de fois où l’on a zigzagué entre toutes les voies, doublé des gens par la droite et manqué de se faire prendre en sandwich (le klaxon aide dans ces cas là). Le truc c’est que tout le monde faisant pareil, ça roule plutôt bien et nous sommes très vite arrivées à la fac.
À l’entrée principale : surprise ! Des travaux partout, on ne peut pas rentrer, le chauffeur se dit qu’il ne va pas se laisser démonter pour si peu, il semble s’être juré de nous conduire le plus près possible, cela va se révéler vrai peu de temps après… On fait donc le tour pour entrer par un côté (on découvrira plus tard qu’en fait il y a plein d’entrées possibles à cette fac !). Le chauffeur hésite un peu dans la direction à prendre pour nous amener aux pieds de la statue vue de dehors, il demande donc à des étudiants qui s’en foutent tous plus ou moins, donnant des infos assez vagues.
Nous voila enfin aux pieds de la statue, seul hic : je ne suis pas sûre que les voitures soient autorisées là… on a dû traverser le chantier de travaux pour y arriver…
Le chauffeur sort son petit ticket : on doit payer 61 yuans pour la course (environ 6 euro). Ok. Ah ben non pas ok en fait, il nous tend un autre papier avec marqué 10 dessus… ne sachant pas ce que c’est j’essaye de comprendre, au grand dam du chauffeur qui ne parle pas anglais. Je finis par rajouter 10 yuans, on ne va pas rester 2 heures à se battre pour 1 euro non plus ! (plus tard après discussion avec Amélie on se demande si ce n’était pas le pourboire ou un truc du genre)
Nous voila à la fac, il fait chaud, on ne connaît personne, on ne sait pas où l’on doit aller. On s’attèle donc à la tâche de traverser la place, à défaut de nous repérer au moins nous voila à l’ombre ! On pose lourdement tous nos sacs et je commence à demander aux étudiants si ils connaissent l’endroit où on veut aller (j’ai oublié le nom exact mais en gros le bureau d’accueil des étrangers). Personne ne sait, ni Lily qui va pourtant décider de nous aider, elle n’aura de repos qu’une fois qu’elle nous saura à bon port (en tout cas on dirait) du coup elle prend mon papier et commence à demander aux étudiants, elle a le gros avantage de connaître la langue ! (mais elle connaît les lieux à peine mieux que nous)
Après un long périple nous voila devant la porte du bureau ! Elle part chercher quelqu’un qui nous indique d’aller poser nos bagages à notre dortoir, ok mais il est ou ? L’indication est donnée à Lily qui acquiesce. Apres encore un peu de balades et d’égarements nous voila à bon port. On pose nos bagages dans notre chambre (la 109, qui est en train d’être préparée) et l’on repart en direction du bureau, toujours accompagnée de Lily qui est toujours aussi perdue, elle nous indique une direction, j’en indique une autre… j’ai raison !
Nous revoilà donc au bureau, Lily part vers d’autres activités. On se retrouve avec une dame qui nous explique que M. Wang n’est pas encore là, il arrive. On l’attend. On en profite pour se désaltérer à l’eau tiède (il n’y a que çà et on a tellement soif que ça nous convient). M.Wang arrive et nous donne plein de papiers dont un plan de la fac ! Il nous explique entre autres qu’il nous conseille fortement de rester loger sur le campus, au moins pour le premier semestre, c’est d’accord, après tout le campus va bien au delà de nos attentes et la chambre est sympa.
Vu la quantité de travellers qu’on a sur nous on demande s’il est possible de payer au moins une partie maintenant, on nous renvoie donc vers notre dortoir où M. Ling nous prend en charge, il nous emmène à la banque.
Après un peu de tentative de discussion (il connaît nos noms maintenant) nous arrivons à la banque, on patiente, on nous redirige vers une autre banque, on y va et il y en a deux côte à côte. Évidemment on rentre d’abord dans la mauvaise. On va dans la bonne (logique) et M. Ling explique ce qu’on veut à un monsieur dans la banque (il était sur un bureau à part et il semblerait que son boulot soit d’accueillir les gens et de leur faire remplir les papiers avant de passer au guichet, clair non ?). On remplit des petits papiers avec la quantité en euro qu’on veut changer (ça a été dur de leur faire comprendre qu’on voulait changer plus d’ UN travellers) et on se dirige vers un comptoir pour avoir un papier (encore un) avec un numéro de passage. Je ne sais plus les chiffres exacts, mais il y avait au moins 40 numéros de différence entre nos numéros et ceux qui sont en train d’êtres traités. Encore une fois nous prenons notre mal en patience. Des sièges se libèrent peu à peu, M. Ling s’installe, une autre place se libère, Amélie s’installe aussi, j’attends à côté en regardant ailleurs, une dernière place se libère, je me retourne et vois M. Ling qui tape sur le siège, m’invitant à m’asseoir avant que quelqu’un d’autre le fasse. Me voila donc, au milieu de la salle d’attente avec M. Ling à ma droite et Amélie à ma gauche. On commence à discuter (les numéros défilent très lentement, nous avons passé plus de deux heures à attendre) et je me retourne à cause d’un bruit : l’attente devait être trop longue M. Ling s’est endormi et il commence à ronfler. S’en est suivi un pur moment de rigolade contenue (un peu de décence quand même) avec Amélie. (Vous avez déjà vu un gars ronfler au milieu d’une banque en France vous ?) On l’aime déjà notre M. Ling !
Une fois notre argent en poche (ou plutôt en sac, vu la liasse ! 14000 yuans en billets de 100 ça fait beaucoup !) M. Ling nous dit qu’il vient d’appeler la fac pour prévenir de notre retour (il a emprunté le téléphone d’un autre étudiant présent dans la banque, un Sud-africain parlant espagnol !) et qu’on doit rentrer vite (sûrement pour pas que l’argent se perde en route). On repart donc en direction de la fac, au pas de charge, ça rigole plus !
Une fois notre premier semestre payé M. Wang nous fait faire un tour de la fac, en particulier les cantines (on a une carte maintenant) et la petite superette (DANS la fac s’il vous plait !), nous en profitons pour lui demander s’il y a une salle Internet ou quelque chose du genre. Il nous explique qu’on a Internet dans la chambre mais que nous devons acheter des cartes pour pouvoir l’utiliser, or le bureau qui vend les cartes est fermé pendant les vacances. Il contacte M. Ling pour qu’il nous emmène dans un bar Internet. Son escorte n’a pas été inutile ! Sans lui nous n’aurions pas trouvé la salle, je pense même qu’on n’aurait pas osé traverser la rue !
Aux côtés de M. Ling, nous nous retrouvons au beau milieu de la circulation, des voitures un peu partout autour.
Arrivés au bar Internet, il tente de nous expliquer quelque chose…je pense comprendre qu’il nous dit qu’il va revenir nous chercher mais je ne suis pas sûre. Une cliente, voyant notre air perdu, décide de traduire en anglais pour nous. On doit payer 3yuans pour une heure, après quoi M.Ling reviendra nous chercher.
Il est gentil ce monsieur non ? Il semble habiter à l’entrée de notre dortoir et il nous parle dès qu’il nous voit passer. Il se souvient très bien de mon prénom et l’on entend souvent « Mageli » (oui oui avec un E) et plein de choses derrière mais pour le moment c’est très flou. J’ai hâte de comprendre mieux le chinois pour discuter avec lui. Ça doit être extra !

En soirée nous décidons d’aller nous balader (et acheter une demi-pastèque, miam), la fac en « by night » est très jolie, les étudiants nous regardent passer, d’un autre côté il n’y a que 4 ou 5 étrangers pour le moment (à mon avis on ne sera pas plus de 30 étrangers) et vu nos teints de peau et nos cheveux, on doit les surprendre un peu. Ce ne sont pas des regards méprisants comme ceux qu’on peut croiser en France mais plutôt des regards de curiosité, ça change !
Nous sommes au niveau du dortoir des étudiants chinois quand on entend un « Mageli » derrière nous, un vélo arrive, c’est M. Ling qui nous a repérées (d’un autre coté ce n’est pas difficile), si je me souviens bien (et si j’ai compris, ce qui n’est pas sûr) il nous a parlé d’un bâtiment et d’une heure particulière… on s’est quitté dans l’incompréhension, mais ça nous a fait plaisir qu’il vienne nous parler.

Nous sommes ensuite rentrées à la chambre, passer une bonne nuit de sommeil dans la chaleur et l’humidité.


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